Le fou du roi
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2011 : Nouvel EP « Danse avec les fous – partie 1″
Danse avec les fous – 1ère partie (2011) by LeFouDuRoi
Le Manifeste n’étant plus téléchargeable sur SoundCloud, vous pouvez l’obtenir en cliquant ici
-> téléchargez librement le premier maxi 6 titres « Pense avec les loups !» (2008)
-> ou encore le 2 titres « Muse-hic’ 2 seins-thèse» (2009)
Paroles & Musique : Le Fou du Roi / Mixage : Camille Ballon / Mastering : Alexis Bardinet
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Le Fou du roi – « Danse avec les fous ! - 1ère partie »
1- Le Manifeste
Ne m’écoutez pas surtout, je suis fou, je sors des foutaises
à tire larigot, à toutes les sauces, harissa mayonnaise…
Ne me suivez pas si je vous fuis
je crains les fans comme la peste,
mais j’aime les femmes,
ces pestes, ces chieuses, ces emmerdeuses de première.
J’arrive dernier pour l’apéro, j’bois du sirop « oh oh»
je fais un tube de l’été en pvc « hey hey» ,
j’encule les mouches, même si elles ont un tout petit derrière,
je prends ma douche tout habillé, comme ça pas de machines à faire…
Refrain :
c’est le ma-ma
c’est le mani, pas de manie
c’est le mani-ni pas le panini
c’est le manifeste, pas de manifest-ation
attention ! c’est le manifeste du fou
Je ne suis prophète mais je profite de mon micro
pour dire des choses, des machins, des bidules,
des trucs sans trac ni retenue…
J’ai la parole mais sans Prévert
je suis le pivert dans ton près vert
dans ton jardin botanique, ton parc,
ton espace de verdure.
Citadin non citoyen,
Alladin sans Jasmine,
mauvaise mine,
j’frappe de mon bec sur l’arbre de la sagesse
mais en fait, c’est un bic sur un papier recyclé !
c’est comme à la messe, il y a de belles paraboles
j’aime avec les masses, tourner, danser la farandole,
en contant des métaphores, c’est vraiment trop fort
ça déchire… du papier ! même les milles feuilles…
Refrain
Ne me parlez surtout pas, il est vrai que je n’écoute personne
excepté les gens que je vois en personne mais c’est assez rare
c’est comme une oasis, un endroit vert dans un désert
c’est peu probable mais pas impossible dans la mesure du possible.
Pourquoi écouter les gens alors que certaines personnes sont sourdes
si elles arrivent à vivre c’est qu’on peut tous, c’est sûre, en faire autant
elles s’en portent pas plus mal, et peu importe si j’fais une bourde
elles ne pourront me contredire puisqu’elles ne m’entendent pas pour autant…
Ma mère ne m’a pas dit Antoine vas t’faire couper les ch’veux ‘ car
je ne m’appelle pas Antoine et par dessus tout j’ai les ch’veux courts
mais elle m’a avoué qu’elle aurait souhaité être non entendante
pour n’ pas ouïr à longueur d’années mes âneries et rimes pédantes
Refrain
J’ai dis assez d’conneries pour aujourd’hui, j’vais remett’ ça à demain
l’important c’est les dire avec conviction on l’voit à l’ENA.
La différence entre un énarque et moi, c’est le complément « de bois» ,
moi j’ai juste la gueule certains matins, eux la langue au quotidien !
C’est aisé pour moi de critiquer j’ai la position facile,
comme les journaleux pourris ou les humoristes démagos débiles.
J’leur tire tout’fois mon chapeau aux politiques même si j’en ai pas
le jour où j’en aurai un pardi les poules auront des dents.
Et si les poules ont des dents alors on sera pas sorti de l’auberge ;
mais si on sort pas d’ l’auberge on n’ aura, (de ce fait), pas b’soin d’ chapeau…
Bref c’est un serpent qui se mort la queue, quoique ? Ou le cul ?
Vas savoir où le cul d’un serpent se situe sur sa queue.
2- Hugo avait tout faux
On n’est pas là pour parler politique
d’une, je ne participe plus au débat
et de deux, les filles ça ne les intéresse pas
‘oh lala gros cliché, comme si les filles ne s’intéressaient pas à la politique’
j’vais me foutre les féministes à dos
la critique ne me fait déjà pas de cadeau.
la gauche ou la droite ça ne me concerne guère
je ne connais que l’avant et l’arrière
pour balancer la tête
ou donner un sens à ma bite
‘oh le lourd y’en a marre de ses histoires de cul tout l’temps
il commence sérieusement à nous taper sur les nerfs et les tympans’
Refrain
On n’est pas là pour parler d’mon cul ni d’mon cou
’si je vous parle de moi, je vous parle de vous’
hugo avait tout faux, avec ses phrases toutes faîtes
on est là pourquoi? je sais pas mais ça m’prend la tête
On n’est pas là pour parler philosophie
plus besoin aujourd’hui
puisque tout va bien dans notre belle démocratie
dîtes à BHL qu’il aille voir chez les Grecs si j’y suis
moi je m’en vais philosopher au PMU du quartier
Aristote ou un bon scotch
Platon ou un bon picon
et vu l’avis, des intellos aujourd’hui
j’préfère me pendre
mais pas de lustre dans ma chambre
et faire de bons noeuds j’ai jamais su apprendre
Refrain
On n’est pas là pour parler musique
t’as vu la gueule de la scène musicale ?
encore moins parler paroles !
car là c’est un vrai scandale
la nouvelle chanson française s’astique sur IKEA
moi tout ça me donne envie d’faire caca
« oh mais qu’il est lourd et vulgaire ce fou du roi
y’en a marre des rappeurs qui ne savent chanter
et qui en plus de cela font de mauvaises rimes»
ouais moi aussi ça m’déprime
sans les mains je creuse mon trou à l’aide d’un pied d’micro
je n’aurai plus jamais mal aux crocs
Refrain
On n’est pas là pour être ensemble
chacun va rentrer chez soi
et reprendre sa petite vie de putois
nous sommes, les atomes
d’un corps en putréfaction
t’as vu la métaphore de fou ?
c’est l’illumination !
Chanson de merde, écrite en une heure
ça fera d’la matière, pour les animateurs
j’ai parlé de tout et de rien
mais surtout de rien
de mon cul, de mon cou
mais c’est pour vous !
Refrain (bis)
3- Ma prison
Tout seul avec une clé d’sol
Mon piano a perdu les pédales
Le sample c’est du vol
Le simple gît dans l’idéal
Une portée hors de portée
Dans un monde électronique
J’ouvre la port’ en aparté
Pour passer du tonus au tonique
Refrain
C’est mon refuge, ma mine d’or à ciel ouvert,
Ma turne, ma maison, mon repère,
Le dedans qui rend le dehors moins amer,
Ma prison qui me libère.
Tout seul dans mon château de sable
J’déclare la guerre à l’envahisseur
J’déplore leur attitude ignoble
Leur méthode, leurs valeurs
Tactique de la terre brûlée
Face à leurs engins balistiques
J’mourrai en soldat japonais
Contre les fantassins de statistiques
Refrain
Tout seul hors du périssable
Sensible et peu sentimental
Spirituel incrédule aux fables
Esprit libre en fond de cale
J’remplis mon univers de notes
Et mon bloc-notes de vers
Le pli de la rose m’incommode
Je fais le vide pour trouver l’air
Refrain
4- Que veux-tu ?
Que veux-tu que j’attende de la société moderne ?
un nouveau gadget pour produire des chansons ternes,
un outil qui taille les vers sur mesure,
une machine à faire des rimes sans ratures ?
Dans le matériel l’abondance est irréelle
Dans le virtuel j’ai perdu la notion du réel (bis)
Que veux-tu que j’attende de la société actuelle ?
Partir sur la plage avec une belle qui lit Elle ?
Et lui, doit être ‘ainsi’ ; on crée une réalité,
suivant les critères d’un rédacteur
dont l’écriture laisse à désirer.
Je n’appellerais pas journaliste,
ce crétin en col blanc
avec un style de nouveau riche
à faire pâlir un colvert,
on a perdu l’endroit de l’envers
et l’on se meurt,
la quatrième de couverture
est un fantôme en tailleur.
J’ai taillé mon crayon afin de transpercer la surface
qui remplace le réel pour créer du superficiel (bis)
Que veux-tu que je fasse de la société de l’image ?
j’ai des vertiges à la vue, de la vie, d’individus devenus des mirages.
Des individu-du-dus, perdu-du-dus, à l’heure du-du
culte
de soi, qui occulte
les vraies personnes et sculpte
des statues humaines et scalpe
la vie à même la peau :
bienvenue dans le monde du faux !
Où la mort attend patiemment les êtres qui déjà ont fait un pas
vers l’au-delà
Que veux tu que je fasse de la société de la culture ?
Tant déconnectée de l’homme, mais si loin des dieux
Tout le monde aura droit à sa dose de confiture,
les riches comme les pauvres, les jeunes comme les vieux.
Po-po-politique de démo-mo-cra-cra-tisation de la culture,
un art contemporain plus en avance que le futur,
à l’heure où le présent pour les jeunes est une éternelle biture
une fuite en avant pour échapper aux enfers du bitume.
Pas de place pour l’art lorsque l’âme est morte
Quand le reflet dans l’eau n’est que le fond du lac (bis)
Place au spectacle, ouvrez les rideaux, ‘black’,
éteignez les lumières pour faire surgir les ténèbres.
Les lions tentent d’éliminer d’la jungle les derniers zèbres,
qui face à l’opprobre, ont sorti leur sabre.
Que veux-tu que j’attende de la société moderne ?
un nouveau gadget pour produire des chansons ternes,
un outil qui taille les vers sur mesure,
une machine à faire des rimes sans ratures ?
Dans le matériel l’abondance est irréelle
Dans le virtuel j’ai perdu la notion du réel (bis)
« Plus de femmes…» (Pense avec les Loups ! – Avril 2008)
Société pornographique
Société des femmes graphiques
Société à poil pour le fric
On t’agraphe, on te griffe
Société du poster d’extérieur
Société du postérieur
Société de la pose photo
Pose ton cul, il est beau
Société de cochons
Société où on ne cache pas son fion
Société du cash cash money
Qui tâche le charme féminin
Société de pervers,
Société de paire de fesses
Société de paire en pire
On va du séant au néant
Société de vicieux
Société en slip, qui dit mieux ?
Société nue comme les dieux
Grecs, ou Romains et cache avec ta main !
Société du derrière
Société de l’arrière-train
Société du popotin
On vend la croupe comme des crêpes
Société de salace
Société dont on se lasse
Société de la lingerie
Tendant vers la singerie
Société du racolage
Société pro du collage
Société revenue à l’âge
De pierre, « à poil» mais sans poils
Car la publicité recrute
Si tu es bien rasée, la raison ?
La pub te fait pute
Tu montres ton cul contre des écus
« Dîtes à Carla» (Muse-hic’ 2 seins:thèse – Avril 2009)
Quelqu’un m’a dit que Carlalala
voulait-lait chanter avec le Foufou du Roi
c’est quelqu’un qui m’a dit que Carlalala
voulait-lait que je lui donne le lalala
Quelqu’un m’a dit que Carlalala
voulait-lait chanter avec le Foufou du Roi
c’est quelqu’un qui m’a dit que Carlalala
voulait-lait que je lui donne le lalala
Refrain :
Dîtes à Carla que je veux bien
faire un featuring avec elle si
elle me montre ses seins (x 4)
J’ai pas la classe de Mike Jagger
mais j’dégaine le mic’ à la vitesse d’un jaguar
ch’ui un vieux félin, chemise à rayure
style déparayé, entre Fabius et Clapton
Quand le musique est bonne, je te donne
pas de l’amour comme Goldman
mais une part du gâteau, un morceau
pour poser ton flow laid morcelé
Refrain
Il paraîtrait qu’elle est à gauche
Nicolas à droite à ses côtés
dans tout cela j’ai du mal à m’placer
j’préfère être devant ou derrière
Elle a plutôt une bonne carrière
moi je veux bien collaborer
mais puisqu’elle est aussi mannequin
après le chant je veux le show
Refrain
Carlalala elle aime la patrie
le Fou quant à lui préfère la poitrine
un jour viendra il faudra faire le tri
entre le trône et ce que tu prônes
Le fou peu à peu va s’introduire chez toi
par les câbles ou les antennes sur ton toit
pour te chanter ce refrain amical
qui cartonne plus en boite que l’hymne national
Refrain
« J’reste poli» (Pense avec les loups ! – Avril 2008)
Refrain :
Pour les sondages, les enquêtes, les études de marché
j’dis pas non merci, j’réponds des conneries !
Pour les sondages, les enquêtes, les études de marché
j’réponds des conneries, mais j’reste poli !
Ch’ui la tic qui pique votre système hermétique
ch’ui l’élément chaotique dans vos statistiques
j’viens perturber vos sondages
ch’ui pas un singe dans sa cage
J’veux pas d’tous vos produits
mais j’reste poli…
Refrain
J’viens casser les moyennes
J’fais monter les extrêmes
Je saute à pieds joints sur la balance
et j’danse sur les sondages
en âge, je salis vos pages
désormais vous êtes en train
de sonder les soutes du Titanic
tout est en train d’couler
j’fais monter la panique
Refrain
Oui vous voulez mieux satisfaire mes attentes
oui continuez à penser pour moi ou ma tante
Mais là on m’attend pour répondre à un sondage
sur ce que l’on pense des sondages
je vais leur répondre avec une chanson
ça leur changera du oui ou du non
« Reggae décalé» (Pense avec les loups ! – Avril 2008)
Je me laisse porter par la basse
les infrasons arrivent en masse
je me baisse, je ramasse
les sons graves qui s’amassent
qui se tassent, et qui cassent
mon oreille, quelle horreur,
ça me raye, l’intérieur
et je paye cet erreur
par un long…
Aïe Aïe Aïe !
J’vais voter oui, pour me faire oter l’ouïe,
je ne veux plus ouïr, le pire rire, de l’empire du son
de l’emprise du son, sur ma raison.
Alors que j’entends déjà crisser les sirènes,
que je me sens comme dévorer par les murênes,
je cherche ma reine, entre les rires du son,
et je joue au roi du silence, avec ma conscience
inconsciente, inscouciante,
le son me hante, le son ne chante
pas comme d’habitude, je cherche la plénitude
le néant, le vide, l’antibruit, le cri du silence…
Mais n’appelez pas l’ambulance,
car peu à peu je me balance
je me laisse aller, puis je me lance, allez,
vers un… reggae… décalé !
Refrain : Reggae Dé-Ca-Lé…
Jj’aime le son des tambours qui tapent dans les tympans
du haut de ma tour, j’attends.
le son venu de l’espace, une espèce de basse
faisant bouger les masses, déesse des derniers rastas,
dansant sur les restes d’un dancefloor froid.
A fond le son, et fous, dansons !
La terre doit trembler
les murs doivent tomber
comme un château de sable après la marée.
On va s’marrer, mais quand la basse m’aura rendu taré,
gare aux fréquences égarées, celles qui me dépècent tel un rapace,
car les oreilles cassent comme du vers
et d’un larzen lazer, j’aurai détrui mon univers
l’empire du son devenant l’empire du sang
sourd, il ne me resterait que les vers,
le son disparaissant d’ma planète bleue,
le vide engloutissant ma tête pleine de
souvenir de sons, sourire des sens,
fracture de fréquences fracassantes !
Refrain : Reggae Dé-Ca-Lé…
« Des paradis» (Novembre 2009)
Tout le monde est sûre d’une chose
Mais Personne ne sait ce que c’est
Tout le monde doute d’une chose
Mais tout le monde sait ce que c’est
Paraît qu’on part au paradis
Parade à l’oubli ?
Paraît qu’on part au paradis
Mais qui l’a dit ?
Paraît qu’on part au paradis
Loin des parasites…
Paraît qu’on part au paradis
Mais c’est où pardi ?
Refrain :
Des Parapluies, « contre la pluie »
Des Parasols, « contre l’soleil »
Des Paratonnerres, « contre la foudre »
Des Paradis, « contre quoi ? »
Contre la peur de la mort…
Ou bien l’angoisse de la vie…?
Je vis pour quoi ? Pourquoi je vis ?
Réflexion sur la vie, mais vivons et filons
Dans l’oubli, ou là-bas, ou bien ici, ou là
Ne m’attendez pas, allez-y avant moi – « mais où ça » ?
Paraît qu’on part au paradis
Parade à l’oubli ?
Paraît qu’on part au paradis
Mais qui l’a dit ?
Paraît qu’on part au paradis
Loin des parasites…
Paraît qu’on part au paradis
Mais c’est où pardi ?
Refrain
Jugement dernier, dernier jugement
Faut pas s’en faire, ni en faire toute une affaire
Peur de l’enfer ? Peur du feu et des fers ?
Eh bien rajoutez quelques prières pour faire pencher la balancer imaginaire
Paraît qu’on part au paradis
Parade à l’oubli ?
Paraît qu’on part au paradis
Mais qui l’a dit ?
Paraît qu’on part au paradis
Loin des parasites…
Paraît qu’on part au paradis
Mais c’est où pardi ?
Refrain
Si ça n’est pas l’paradis alors c’est une réincarnation
En carnassiers pour les guerriers, en herbivores pour les pacifiques
Mais pas si vite, avant qu’est-ce qu’il y avait ?
Et après qu’est-ce qu’il y aura ?
Paraît qu’on part au paradis
Parade à l’oubli ?
Paraît qu’on part au paradis
Mais qui l’a dit ?
Paraît qu’on part au paradis
Loin des parasites…
Paraît qu’on part au paradis
Mais c’est où pardi ?
Refrain
